riz et cardes en sauce arachide (plat complet vegan)

(NOTE : This recipe is available in English here)

Bonjour à tous ; nous voici rentrés du séjour au Japon que nos enfants nous ont offert, et que nous n’aurions certainement pas entrepris s’ils n’avaient pas insisté… Car à dire vrai, nous sommes partis avec un peu beaucoup d’appréhension : en plus de la barrière de la langue, il nous fallait être vigilants par rapport à nos problèmes d’intolérances alimentaires. La bonne nouvelle, c’est que nous avons survécu, ma Moitié encore mieux que moi d’ailleurs, ce qui tend à confirmer qu’il n’a pas vraiment, contrairement à moi, de problèmes avec le gluten, mais « seulement », et c’est déjà beaucoup, avec les plats industriels et les conservateurs qui s’y trouvent. Je compte écrire un billet spécifique sur l’organisation de notre voyage à ce sujet.

Nous en parlions encore hier soir, c’est difficile de nous imaginer qu’il y a une semaine encore, nous étions à Tokyo. Nous avons vu et vécu des moments extraordinaires – et même un tremblement de terre, pour l’ambiance 😰! De magnitude 4.8, assez pour nous réveiller en pleine nuit et m’inquiéter quand même ! J’essaierai de partager avec vous quelques-unes de mes photos dans les billets à venir.

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De tous ces maki sushi, j’ai préféré celui au thon et celui au calamar (cru, oui-oui!).  Les fines tranches de gingembre marinées (dans le coin en haut à droite) se mangent entre chaque maki pour nettoyer les papilles et mieux apprécier le suivant.  Dans le coin en haut à gauche, on aperçoit la serviette humide et chaude qui est systématiquement apportée pour que l’on se nettoie les mains avant de manger.

Ah, la nourriture au Japon… La première chose qui m’a frappée, c’est qu’à Tokyo on est bien loin du fameux régime d’Okinawa : il y avait beaucoup moins de légumes dans mon assiette, enfin, dans mon bol ou ma « boîte » que ce à quoi je m’attendais. Par contre, il y avait toujours du riz en abondance, un riz délicieux, que j’espère pouvoir reproduire dans ma cuisine. C’est très mal vu au Japon de ne pas finir son bol ; alors je ne vous raconte pas la bataille des baguettes tenues par une Joëlle maladroite contre les derniers grains de riz 🤨 ! Ma Moitié a déclaré forfait dès le début, et a rapidement appris à demander «foku to naifu » au serveur – (une fourchette et un couteau). C’est fou comme on progresse quand on est motivé par la faim ! 😄

Bref, dès le lendemain de notre retour, je suis allée retrouver ma maraîchère au marché : j’avais très envie de plein de légumes dans mon assiette, tout en ayant quand même une petite nostalgie des plats délicieux que nous avons mangés au pays du soleil levant… Je suis allée piocher dans mon carnet de recettes pour faire celle-ci ! C’est un plat que j’aime pour diverses raisons : d’abord, pas de gaspillage ici, puisque le vert des cardes se consomme en même temps que les tiges ; pas d’amertume à redouter : le beurre d’arachide se charge d’adoucir la sauce ; et pour finir les cacahuètes légèrement grillées ajouter un petit croquant bien plaisant en bouche !


Ingrédients (pour 4 personnes)

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8 CS de riz de son choix

environ 600 g de cardes ou de chou «bok choy »

1 cc de gingembre fraîchement râpé

½ cc de curcuma (frais ou en poudre)

½ cc de cumin

un peu de piment maison, facultatif (ma recette ici)

– 1 cc de concentré de tomate, sans additif

sel marin non raffiné (environ 1 cc, goûter pour vérifier)

– 2 (1+1) CS d’huile d’olive

entre 100 et 125 ml d’eau

– 1 CS beurre de cacahuète / pâte d’arachide, sans sucre ajouté

quelques cacahuètes, grossièrement concassées et passées rapidement à la poêle pour les griller

Préparation:

1. Laver, rincer le riz et le mettre à cuire. Je commence par cette étape qui prend du temps, surtout lorsque j’utilise du riz complet en cuisson vapeur.

2. Préparer les épices : râper le gingembre dans un petit bol, lui ajouter le curcuma et le cumin.

3. Laver les cardes, en détacher les feuilles. Couper les tiges en petits morceaux, de la taille d’une bouchée, et réserver les feuilles.

4. Chauffer 1 CS d’huile d’olive dans une grande casserole ; lui ajouter les épices, puis les morceaux de cardes. Mélanger, ajouter le sel, l’eau, le concentré de tomate, et (facultativement) le piment. Couvrir et laisser cuire à feu doux, de 10 à 15 minutes, jusqu’à ce que les cardes soient tendres. Elles vont rendre de l’eau, ce qui fait que vous aurez plus de liquide qu’au départ.

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5. Pendant la cuisson des cardes, si ce n’est déjà fait, faire griller légèrement les cacahuètes à sec dans une grande poêle; retirer et réserver dès qu’elles sont dorées.  Par ailleurs, couper les feuilles des cardes en longues lanières ; si on en empile plusieurs, et qu’on les enroule pour trancher, cela gagne du temps. Chauffer la deuxième CS d’huile dans une grande poêle pour cuire les lanières en les remuant. Elles vont diminuer à la cuisson et prendre une couleur plus sombre. Saler à sa convenance.

6. Ajouter la CS de beurre de cacahuète au jus de cardes (pas aux feuilles) et remuer en chauffant doucement pour qu’il fonde bien.

Il ne vous reste plus qu’à tout mélanger, le riz, le vert, les cardes en sauce, sans oublier les morceaux de cacahuètes passés à la poêle. Bon appétit !

A noter : généralement, je réalise cette recette avec du chou pak choï. Marie-Claude n’avait que des cardes « classiques » à me proposer samedi. C’est très bon aussi : ma Moitié s’est resservi ! 

Pour finir, une photo de ce que j’ai rapporté de Tokyo.  Mis à part le thé, cadeau de la maman de ma belle-fille, je ne suis pas sûre de ce que je vais faire avec les ingrédients… J’attends l’inspiration!

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En partant de gauche, en bas, dans le sens des aiguilles d’une montre: un rouleau à maki, de la farine de riz gluant, de la pâte « anko » (pâte de haricots rouges sucrée), de la sauce yuzu, un couteau à trancher finement le chou, et trois boîtes de thé.

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14 commentaires

  1. Je vois que tu as bien profitè de ce voyage et je suis ravie pour toi 🙂
    Ca doit être une chouette expèrience de se retrouver dans un pays de culture si différente de la nôtre.
    Ta recette me parait être bien parfumée.Miam
    Merci pour cette idée
    Bises

    J'aime

  2. Bonjour,
    pourquoi « vegan » ? Les vegans sont des extrémistes prédateurs de nos animaux domestiques ; sans consommation ou usage, plus d’élevage donc disparition des abeilles, chevaux de trait et de monte, chiens de traineaux et d’avalanche … adieu veaux, vaches, cochons, couvées, lapins et agneaux dans nos près et cours de ferme.
    Utilisez de préférence le terme « végétarien » ou simplement « végétal ».
    Merci

    J'aime

    1. Quand on fait des recherches, si l’on se contente de taper «recettes végétaliennes» on trouve des recettes contenant des produits laitiers, qui causent de l’asthme à mon époux. C’est ainsi qu’au début de notre changement d’alimentation, j’ai appris à me servir du mot anglais « vegan » pour trouver des idées de menus sans viande (qui coûte cher et qui n’est pas indispensable à chaque repas) et aussi sans produits laitiers.
      Alors, désolée de vous contrarier, mais pour les quelques recettes végétaliennes que je crée je vais continuer à employer ce terme qui n’a pas forcément la connotation extrémiste que vous lui prêtez!

      Aimé par 1 personne

  3. Quel beau voyage pour tous les deux !!!! Quand je te lis, je vous imagine tous les deux à table, toi avec des baguettes, ta moitié avec des couverts …. La gastronomie japonaise est connue pour être tellement raffinée et variée. J’attends avec impatience la suite….
    et au retour, tu nous offres une délicieuse recette alors « mersi bras » comme on dit chez nous…..

    Aimé par 1 personne

    1. Heureusement, nous n’étions pratiquement jamais seuls, surtout au début! Sans ma belle-fille ça aurait été beaucoup plus compliqué. Mais tout ça m’a donné envie d’y retourner… et même d’essayer d’apprendre un peu de japonais!

      Aimé par 1 personne

  4. Il va falloir que je goûte au calamar cru, je suis curieuse de goûter 😉
    Je t’envie, quel plaisir de voyager. Tu as goûté les salades d’algues ?
    Merci pour la recette, j’adore les cardes que je fais toujours en gratin. Par contre celles que j’achètes sont différentes des tiennes. Celles que tu as cuisiné s’appelle des blettes ou bettes chez moi.
    Bonne soirée, bisous.

    Aimé par 1 personne

    1. Bettes, blettes, cardes… Je ne sais jamais comment libeller mes recettes avec ce légume d’hiver!
      Non, je n’ai pas goûté aux salades d’algues. Par contre, il y en avait dans l’un des bols de soupe miso qui accompagne systématiquement les repas au restaurant. C’était une algue très tendre, contrairement à l’algue kombu, caoutchouteuse, que j’emploie pour parfumer ma soupe japonaise.
      Je pensais à mes parents quand nous avons mangé les sushi: ils n’auraient jamais osé!
      Bonne journée à toi Carole!

      Aimé par 1 personne

  5. C’est cool que tu es passé un très beau voyage. Le Japon m’a toujours attiré. Qui sait un jour ! pour les baguettes, j’aurais eu le même problème.. je n’y arrive pas du tout.. pas gaucher pour rien le fred ^^ 😉 Excellent weekend à toi Joëlle, merci pour ce beau partage ! 🙂 🙂

    Aimé par 2 personnes

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